Archives de Catégorie: Événement

tournée d’auteure

Le premier Salon du livre de Timmins

La ville de Timmins, fondée en 1912, abritant deux grandes mines d’or et 42% de francophones, vient de terminer son premier salon du livre, qui se tenait les 22 et 23 avril dernier.

 

2005-05-03 la bibliothèque de Timmins... avant son ouverture officielle!

2005-05-03 la bibliothèque de Timmins… avant son ouverture officielle!

Photo prise de la bibliothèque de Timmins juste après sa construction e n2005, mais avant son ouverture officielle. C’est pour cela que vous ne voyez pas de lecteurs sur ces confortables sièges! On voit mieux l’architecture intérieure.

Le Salon s’est tenu dans la superbe bibliothèque municipales de Timmins, aux hautes colonnes d’épinette et aux poutres arborescentes, les grandes vitres laissant entrer le soleil, et des canots, dragons suspendus sous le plafond.

Les auteurs passent à tableDaniel Marchildon, Claude Forand, Michèle Laframboise (en gilet scout) et André Paul.

C’est la première fois que j’étais l’invitée d’honneur d’un événement littéraire. Enfin, Nous étions quatre: trois auteurs m’accompagnaient, chacun s’adressant à différentes tranches d’âge.

Auteurs derrière la bannière de  Timmins 2008Les 4 invités (André Paul à gauche) derrière la bannière du Salon du livre de Timmins.

Claude Forand de la région de Toronto a remporté le prix des lecteurs 15-18 ans de Radio-Canada et Centre Fora, avec son roman policier _Ainsi parlait le Saigneur_ (jeu de mot!). Daniel Marchildon, de Penetenguishene, fut finaliste à ce prix avec _Une tournée d’enfer_.  (La 3e finaliste étant moi avec _La quête de Chaaas_). André Paul, après une vie aventureuse incluant une carrière de garde du corps, s’est mis à écrire et dessiner pour les plus petits, avec sa série sur les jours de la semaine, inspiré de ses enfants.

Voici un document inédit qui prouve que nous sommes des écrivains sérieux.

Duel devant la librairie de Timmins. Claude Forand va dégainer…

 Claude prêt à dégainer... Pow! Pow! POw!

Gare au Blackberry à six coups!

Son blackberry et son cellulaire sèment la terreur… (ou était-ce son appareil-photo?)

J’ai eu la joie de partager mes ateliers avec les jeunes de 7e et 8e années, sur place et à l’école secondaire Thériault.  Et de marcher le long du lac Gillies, encore glacé.

 Michele Atelier explique le club-sandwich Atelier à l’école secondaire Msgr Thériault. J’explique le club-sandwich d’intrigues. Ça donne faim.

Le second soir, des prix d’un concours de BD et de textes étaient décernés, et on m’a demandé de dire un petit mot pour lier les deux. Puisque je suis écrivaine et dessinatrice. J’étais bien gênée mais finalement, j’ai regardé les gens, et j’ai félicité tous ceux qui ont participé. J’ai parlé de dessin marié aux mots, et que chacun et chacune doit sans cesse chercher à s’améliorer et à faire des efforts pour découvrir le style graphique qui reflète le mieux leur nature.

La remise des Prix

La remise des Prix

Remise des prix littéraires. Bravo à tous les participant-e-s! Notez les belles poutres arborescentes et la luminosité des lieux. On y passerait des heures de plaisir à lire.

Remise des prix littéraires

Je souligne le travail patient des bénévoles qui ont participé à cet événement, particulièrement Louise Taillefer, Simon Fecteau,  Doris Bouchard, Émiline Deschènes et Nathalie Bisson, notre chauffeure attitrée!

Merci et à la prochaine!

Voir grand: le Salon du livre de Paris

Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

Linda Medley signant à Paris 2008

On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…