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Août doux et dur

Un jardin d’hémérocalles au Québec

Ça ressemble au début d’une chanson nostalgique. Poutant ce dernier mois a été occupé pour des raisons joyeuses. Trois soumissions envoyées. On a été gâtés avec une éclipse partielle, mais le temps était couvert chez nous. J’aurais adoté voir le soleil comme un biscuit dans lequel on aurait pris une bouchée.

Le mois d’août a filé a toute allure et nous a offert un cocktail de météo : gros orages avec grêlons (et tornade potentielle), joie de pédaler sous une douche pour poster deux paquets à des fans…

Courir onze kilomètres dans la bouette… et répéter la chose sous la pluie.

J’ai couru hier vingt kilomètres sous la pluie juste pour voir si je pouvais faire un demi-marathon, et ne pas me faire avoir comme à mon premier marathon (voir image si-dessous) Ça a l’air que je peux. Et comme j’écrivais une nouvelle sur un marathon, ça tombait bien… (La nouvelle, envoyée en soumission pour une anthologie. Zzzzou!)

Les genoux se révolte au km 26

Les hémérocalles sont depuis mon enfance associées au mois de juillet. Mes beaux souvenirs y sont liés.

Ces lys-d’un-jour qui s’épanouissent et se referment le soir m’émeuvent. Ces fleurs orange me parlent de l’été qui passe vite.

Elles me rappellent que nous avons la chance de vivre entourés de jardins dans un pays en paix; mais aussi. de garder l’oeil ouvert, de faire une petite place dans notre esprit aux personnes et aux choses qui passent vite.

Pffuit! Elles sont passées. Fanées.

Alors ça vous semble naif, mais quand je vois les hémérocalles, je m’arrête dans ma promenade et me penche sur leurs sourires, et je leur dis: merci.

Un cocktail de beauté qui passe, j’ai suivi des yeux une petite boule plumeuse d’akène de peuplier qui flotte, on aurait dit une toute petite fée…

En début de mois, j’ai pu observer les animaux : en promenade au bord du Lac Ontario, j’ai vu des loutres, si petites que je les ai d’abord prises pour des écureuils bruns. Des oiseaux de rivage que je n’ai pas identifiés encore.

Je croise aussi des belles personnes sur mon chemin ou au retour d’un événement.

Les microplastiques PFOAs sont partout

En lieu de réflexion sur l’actualité, je suggère de lire mon interview sur le blogue de Nina Monteanu. Nina est une scientifique spécialité en limnologie (l’étude des sédiments des lacs), et contrairement à moi, elle a pu faire de la recherche dans son domaine. Et elle a une pensée articulée.Je vous recommnade chaudement cet article très émouvant sur une entrepreise qui a caché la toxicité des PFOA pendant des décennies, que je me suis amusée à illustrer dans mon propre compte-rendu.

Nina Monteanu a écrit plusieurs intrigues de SF écologique, certaines à vous glacer le sang dont le cycle de Gaya. Dans notre rapport à l’environnement, dont nous faisons partie! Il y a tant de questions à se poser sur la place qu’on occupe, quels changements peut-on apporter dans nos vies, et … en politique.

Dans le blogue Reality Skimming, je lui réponds au sujet de mes pratiques soutenables, à la fois dans mon travail d’édition pour Échofictions, et dans la vie quotidienne.

https://www.realityskimming.com/post/mich%C3%A8le-laframbroise-on-sustainability

J’y parle aussi de mes propres pratiques écologiques, personnelles (comme les bouteilles d’eau vides que je ramasse en courant), et ce que j’applique avec ma compagnie (petit tirages, distribution locale). Mon amour de la nature m’a conduite à étudier en géographie et en environnement, mais sans y faire carrière. La BD et raconter des histoires de SF ont pris le dessus.

Comme je ne gaspille rien, mes connaissances sont recyclées dans les histoires! Comme Rose du désert, dont je suis particulièrement fière. https://editionsdavid.com/rose-du-desert-de-michele-laframboise/

D’autres lectures? Échofictions.com (les livres électroniques sont facile à obtenir, téléchargement instantané.) 

  • Échofictions sera présente au salon de Montréal! Je partage un kiosque avec Isekai Touch. Ça va être toute une expérience! Cette année, les auteurs de l’Ontario francophone seront à l’honneur.
  • Deux semaines plus tôt, c’est au salon de Rimouski qu’on me trouvera, encore avec  Isekai Touch. L’Hotel Rimouski a entrepris des rénovations, donc l’espace y est limité.
  • Je termine l’illustration de couverture de mon prochain roman chez David. le quel comprendra une autre carte géographique!

Enfin…

Faites un vœu si vous voyez des étoiles filantes. Tant de personnes ont besoin de soutien, de nourriture, de sécurité…

Une inquiétante histoire de PFOAs (ou pourquoi ne pas trop s’attacher à votre poêle non-collante… )

Les microplastiques PFOAs sont partout

Vous souvenez-vous des poêles non-collantes en Teflon, commercialisé en 1954 ?

Oh joie, comme cela simplifiait la vie… Sans qu’on s’en doute, la compagnie avait caché les études sur les effets toxiques de ces PFOAs* … Et ça a pris plus de 60 ans pour s’en rendre compte!

Ma consoeur écrivaine Nina Monteanu, auteure du roman A Diary in the Age of Water, a aussi écrit cet article aussi troublant que recherché sur les micro-plastiques, et un cover-up d’une pollution qui a détruit des vies pendant 67 ans! C’est un 10 minutes de lecture qui en vaut la peine!

Cet article rapporte en détail ces 60 ans de cover-up of des effets délétères des PFOAs par la compagnie DuPont. Les PFOAS ont en plus contaminé les employés sur les lignes de montage, la nappe phréatique municipale…

AVERITSSEMENT: c’est un article à vous glacer le sang. Dire que j’ai cuisiné en toute innocence pendant plus de 25 ans avec une poêle non-collante enrobée de PFOAs Inutile de dire que j’ai jeté, hélas, cette fidèle poêle fabriquée avant qu’on bannisse le Teflon en 2013. C’est triste car aucun dirigeant de cette entreprise n’a été puni.

J’utilise maintenant une poêle Paderno. avec un coeur d’aluminium enrobé d’acier inox à trois couches. Et il y a aussi ces hybrides non-collante, avec motifs en grillage d’acier et sans PFOA. On peut y frotter des spatules de métal sans problème!

Ma caricature montre que les microplastiques se cachent partout, y compris dans nos vêtements issus de l’industrie du pétrole. À chaque lavage, ces polyesters et nylons relâchent des PFOAs dans l’eau. Un autre problème qui va nous donner des maux de tête, et des compagnies qu’il faudra encore tenir à l’oeil!

C’est la morale de cette histoire: comme citoyen-ne, ne jamais tenir pour acquis que les entreprises privées vont se modérer par elles-mêmes.

Quelques sources utiles:

* PFOA : Perfluorooctanoic Acid / perfluorooactanates, intégrés dans le Teflon

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10237242/ un article fouillé.

Pour finir sur une note positive, un beau blogue sur l’importance de l’eau, aussi par l’auteure.