Archives mensuelles : janvier 2023

À la rescousse de la Ceinture Verte

La Savante folle en vert avec une pancarte de son cru, dessinée à la main. Il y a un verso en français de l'autre côté.

La Savante folle à la rescousse de la Ceinture Verte (La Greenbelt), cette bande de terre agricoles, de forêt naturelle, de rivières et de terres humides qui entoure la grande région de Toronto! Le gouvernement Ford veut laisser des promoteurs faire main basse sur des terres agricoles qui seront perdues sous les bungalows de l’étalement urbain.

La manifestation s’est déroulée au centre-ville de Toronto, ce qui a obligé la Savante folle à une heure et demie de transit depuis Mississauga. (Ce qui lui permit de s’émerveiller des changement, car le terminus d’autobus GO super-dangereux et pas facile d’accès a été déplacé dans un lieu plus sécuritaire, lié à la station Union.)

C’était la première manifestation de la Savante folle depuis des années, la dernière étant sous le gouvernement Harper pour protéger la Science et les Lacs Expérimentaux en 2012, et longtemps avant à Montréal, pour protéger Radio-Canada.

Un manifestant avec une belle pancarte

Nous étions environ 300 à piqueter devant l’hotel Sheraton sur Queen, où se tenait un réunion de politiciens municipaux de la région. Plusieurs de ces villes seraient négativement affectées par cette décision de serrer la ceinture verte. Les manifestants au-dessus et dessous m’ont donné la permission de partager leurs visages et leurs pancartes.

Deux grands-mères fières!

Et la solution au problème de manque de logement n’est pas un choix binaire entre couper des forêts ou laisser des gens sans logis. Car qui dit étalement urbain dit plus d’autoroutes pour s’y rendre, plus de développement de maisons unifamiliales reliées au réseau d’aqueduc, plus d’eaux usées, et des banlieues qui dévorent l’espace. Car qui dit que le ou la successeur-e de M. Ford ne va pas aussi gruger dans la même ceinture?

Ci-dessous, The Green Belt Giant, une caricature géniale de Graeme McKay mise en panneau.

The Green Belt Giant, une caricature géniale de McKay

L’étalement de banlieues n’est pas une solution viable à long terme. D’autres façons de vivre en harmonie avec le milieu naturel existent. Des expérimentations urbaines intègrent des habitations plus écologiques, où les gens vivent plus proches les uns des autres avec des services essentiels à distance de marche. Je réitère ici l’importance, capitale pour moi, de conserver nos ressources agricoles près de nous, plutôt que de devoir importer toute notre nourriture!

Et dans la ville même? D’immenses vides sont laissé par des usines déménagées et des centres d’achats abandonnés, que je vois quand je prends le train. Beaucoup de spéculateurs achètent des maisons qu’ils laissent vides pour des mois ou des années avant de les revendre. Beaucoup de maisons du centre-ville se détériorent.

Un exemple de maison abandonnée depuis au moins un an, en plein centre-ville. Évidemment, la spéculation les a rendu hors de prix. pour les Torontois..

Ci-dessus, deux maisons abandonnées depuis au moins un an, que j’ai photographiées, en plein centre-ville. Celle de droite est une catastrophe qui attend depuis X années le pic des démolisseurs. Celle de gauche est passable. Évidemment, la spéculation les a rendues hors de prix pour les Torontois moyens…

Michèle tenant le côté en français de sa pancarte.

Michèle tenant le côté en français de sa pancarte.

Cette pancarte de mon cru, dessinée le matin même, a attiré les médias. Ce qui a permis à la Savante folle de donner deux entrevue-minutes à Radio-Canada! La gentille dame du réseau anglais de CBC a capté les explications (forcément courtes!) dans les deux langues, pour les collègues du réseau français. Ce qui a permis, je l’apprendrais plus tard, de diffuser mes quelques mots aux bulletins radiophoniques et télévisuels de Radio-Canada, à la grandeur du pays!

Bref, la manifestation s’est bien déroulée, plusieurs maires et conseillers municipaux ont pris la parole pour dénoncer le projet de loi 23 qui charcuterait un morceau de la Greenbelt, ainsi que Mike Schreiner, le seul élu du Parti vert de l’Ontario.

Enfin, après que tout le monde se soit dispersé, ce déplacement en ville m’a aussi permis de déposer mes BD de Mistress of the Winds à la Librairie The Beguiling, qui fait une belle place aux BD indépendantes. Merci donc!

Mistress of the Winds,  Librairie The Beguiling, 319 College st. Toronto.

Le Deadline du vendredi 13

Une aventure hivernale de Michèle l’écrivaine enthousiaste

Ce jeudi 12 janvier, MICHÈLE apprenait avec stupeur l’existence d’un prix de BD

a) dont elle ignorait tout,

b) auquel, joie, elle est é-li-gi-ble.

c) car il faut dire que ça faisait environ 12 ans qu’elle n’a pas sorti d’album de BD

Or, tiens, justement elle vient de sortir la version anglaise de Maîtresse des vents. Donc, le temps de réunir toutes les affaires, de refaire son CV de dessinatrice, de relire les catégories… et faire ses autres jobs, on est rendu jeudi soir. Et là, le site de formulaire se révolte : notre auteure tente en vain de loader ses fichiers PDF, sa bio ne passe pas!!

Re-fait l’opération, re-tente le formulaire, en plus avec le lien pour payer, aye-aye-aye!

Heureusement, elle contacte le gentil organisateur qui conseille de fermer et rouvrir le site. MICHÈLE applique le conseil, toujours rien, et un rien de panique commence à frémir au fond de son estomac. Enfin, elle décide de laisser faire Chrome et se se pitcher dans Edge (électroniquement parlant bien sûr).

Et là, enfin, enfin! Le formulaire charge, et notre autrice reçoit par courriel sa confirmation.

Ne reste qu’à envoyer les exemplaires physiques de la BD. Or, pour trois livres dans deux catégories, ça fait 6 livres, et c’est beaucoup pour sa petite maison d’édition. Heureusement, les organisateurs ont fait une fleur aux petits éditeurs en leur permettant un livre par catégorie, du moment qu’ils ont un fichier PDF à fournir. Et MICHÈLE, justement, en a un, sauf qu’un PDF de bande dessinée, c’est lourd en si-vous-plaît!

73 joyeux megs plus tard, MICHÈLE a emballé deux livres et pesé son paquet. Son Kanuk de 1985 su’le dos et sa tuque 99 sur la tête, elle part vers le bureau de poste, empruntant le véhicule aventureux (et parfois invisible dans un stationnement).

Une belle neige tombe et l’asphatte est une patinoire, mais rien n’arrête notre écrivaine au volant de sa Ford C Max hybride! Deux kilomètres plus loin, elle se stationne devant la Pharmacie qui abrite le bureau de poste.

Résistant à toutes les tentations chocolatées qui s’entassent sur les étagères de métal blanc à l’approche de la St-Valentin (laquelle sera dans un petit mois), MICHÈLE, paquet sous le bras, fonce au fond de la grosse pharmacie.

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Créer du neuf et du meilleur pour 2023

deposit photos, auteur: risha-may

Je vous souhaite une année 2023 remplie de tout ce dont vous avez besoin, en se souvenant qu’avec la santé et un minimum de biens, on a tout ce qu’il faut pour trouver le bonheur.

Pour les artistes, beaucoup d’inspiration et de persévérance malgré les difficultés et les jugements négatifs.

Pour les gens qui vivent sous les bombes ou les menaces, je ne souhaite pas de courage car ils et elles en ont déjà, mais du cœur à l’ouvrage, et des coups de main du monde entier pour reconstruire la confiance!

Pour les femmes, le contrôle complet de leur corps et de leur reproduction. Le respect, la sécurité, la solidarité, la liberté de choisir sa vie et son milieu.

Pour la planète et tous ses habitants, puissions nous réapprendre la convivialité, et pratiquer un art de vivre qui s’éloigne du consumérisme, de l’obsolescence programmée, de l’étalement urbain, de la croissance à tout prix.

Compassion, créativité, empathie nourrissent les racines de la paix. Que les religions créent des liens entre les gens et non des barrières.

Pour les arbres: continuez à pousser!